Particuliers
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Livre de cave : papier, tableur ou application ?
Ce qu’un livre de cave doit contenir, et ce que chaque support fait bien ou mal : le carnet, le tableur et l’application. Pour choisir celui que vous tiendrez vraiment.
Le livre de cave est une tradition ancienne. Avant d’être un outil de gestion, c’était un journal : ce que l’on a acheté, ce que l’on a bu, avec qui, et ce que l’on en a pensé. Les beaux carnets reliés vendus chez les cavistes en descendent. Le tableur puis l’application ont repris la fonction, avec d’autres forces et d’autres faiblesses. La bonne question n’est pas lequel est le meilleur, mais lequel vous tiendrez.
Ce qu’un livre de cave doit contenir
Les entrées : date, provenance, prix, quantité.
L’identité du vin : domaine, cuvée, appellation, millésime, format.
L’emplacement : où est la bouteille, précisément.
La période de dégustation, quand on la connaît.
Les sorties : date, occasion, convives.
La note de dégustation : quelques lignes à chaud, sans grille imposée.
C’est la dernière rubrique qui fait la valeur du livre. Dix ans de notes de dégustation valent plus qu’un inventaire parfait.
Le carnet papier
Ses forces : le plaisir d’écrire, l’absence d’écran, la fidélité dans le temps. Un carnet tenu avec soin est un bel objet, que l’on feuillette avec les amis.
Ses limites : impossible à chercher, fragile dans une cave humide, vite dépassé quand on achète par caisses. L’emplacement est rarement noté, la valeur jamais. Une bouteille bue sans le carnet sous la main est une bouteille oubliée.
Il convient aux petites caves de plaisir, et aux amateurs qui veulent d’abord un journal.
Le tableur
Ses forces : la souplesse, la gratuité, le tri et le filtre, un total en bas de colonne. Partagé en ligne, il se tient à plusieurs. Nous avons détaillé sa construction dans un article dédié.
Ses limites : la saisie reste entièrement manuelle, l’emplacement se résume à une colonne texte, l’apogée et la valeur demandent des recherches à part. Et personne ne l’ouvre devant les casiers avec une bouteille à la main.
Il convient aux caves de taille moyenne, tenues par quelqu’un de discipliné.
L’application
Ses forces : la saisie par photo ou par phrase, l’emplacement visuel avec la profondeur, l’apogée calculée, la valeur qui se met à jour, le partage, et le carnet qui vous suit dans la cave sur le téléphone. La note de dégustation se prend au moment où l’on ouvre la bouteille, pas trois jours après.
Ses limites : il faut un téléphone ou un ordinateur, et choisir une application dont on pourra sortir. Vérifiez qu’elle exporte vos données.
Elle convient à toutes les caves à partir de quelques dizaines de bouteilles, et devient indispensable au‑delà d’une centaine.
Garder le meilleur des trois
Rien n’empêche de tenir un beau carnet pour les grandes bouteilles et les grandes occasions, et de laisser l’application tenir l’inventaire, l’emplacement et la valeur. C’est souvent la combinaison la plus heureuse.
Dans Tannin, le livre de cave s’écrit au fil de vos gestes : une étiquette scannée est une entrée, une bouteille bue est une sortie avec sa note, et les vins terminés restent en mémoire pour être rachetés. Tout s’exporte en CSV, à tout moment.
Votre cave, bouteille par bouteille.
Casiers, apogée, valeur et emplacement de chaque bouteille, dans le navigateur.