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Carte des vins : les mentions obligatoires en France
Dénomination, contenance, prix taxes et service compris, vins sans indication géographique, sulfites : ce qu’une carte des vins doit afficher pour être conforme.
Une carte des vins est contrôlée comme le reste de l’affichage des prix d’un restaurant. Les règles sont simples, mais souvent mal appliquées, et les contrôles de la répression des fraudes portent régulièrement dessus. Voici les points à vérifier, ligne par ligne.
Les trois mentions de base
Pour chaque vin proposé, la carte doit indiquer :
La dénomination de vente : le nom de l’appellation d’origine protégée (AOP) ou de l’indication géographique protégée (IGP), tel qu’il figure sur l’étiquette, ou « Vin de France » pour un vin sans indication géographique. Le nom du domaine ou de la cuvée ne remplace pas l’appellation.
La contenance : 75 cl pour une bouteille, 37,5 cl pour une demie, 150 cl pour un magnum, et le volume servi au verre, en carafe ou en pichet (12 cl, 25 cl, 50 cl…).
Le prix, en euros, toutes taxes et service compris. La mention « prix nets » ou « service compris » doit apparaître.
Le millésime et le producteur
Le millésime n’est pas obligatoire sur la carte, mais s’il est indiqué, il doit être exact : servir un 2021 quand la carte annonce un 2019 est une tromperie. Même chose pour le nom du domaine. Beaucoup de restaurateurs préfèrent donc indiquer le millésime, qui rassure le client et valorise la sélection, à condition de mettre la carte à jour à chaque changement.
Distinguer les vins sans indication géographique
Les vins sans indication géographique, comme les Vins de France, ne doivent pas être présentés parmi les vins d’appellation, de façon à ne pas laisser croire qu’ils en bénéficient. On les regroupe dans une rubrique à part, en indiquant leur degré d’alcool. C’est une erreur fréquente sur les cartes qui classent par région : un Vin de France produit en Languedoc ne doit pas apparaître sous « Languedoc ».
Les sulfites et les allergènes
Pour les vins servis au verre, en carafe ou en pichet, l’information sur les allergènes doit être donnée au client par écrit. La quasi‑totalité des vins contiennent des sulfites au‑delà du seuil de déclaration : une mention claire sur la carte, du type « nos vins contiennent des sulfites », règle la question. Pour les bouteilles servies fermées, l’étiquette porte déjà la mention.
L’affichage à l’extérieur
Le restaurant doit afficher à l’extérieur, de façon lisible, les prix de quelques boissons et prestations courantes. Pour le vin, il s’agit en général du prix d’un verre de vin ou d’un pichet, avec la contenance. La carte complète doit être disponible à l’intérieur et remise au client avant la commande.
Pouvoir justifier chaque mention
Le restaurateur doit pouvoir justifier chaque dénomination par un document : étiquette, facture ou document d’accompagnement. Mieux vaut donc reprendre l’appellation exacte de l’étiquette plutôt qu’une approximation, et conserver les factures fournisseurs, qui servent aussi à la comptabilité et à la valorisation du stock.
Les erreurs les plus fréquentes
Le nom du domaine sans l’appellation.
Une contenance absente pour le vin au verre.
Un millésime dépassé après un changement de stock.
Des Vins de France mêlés aux AOP.
Aucune mention des sulfites alors que des vins sont servis au verre.
Un vin épuisé toujours à la carte.
Une carte toujours à jour
Une carte conforme le jour de son impression peut cesser de l’être quand un vin est épuisé ou qu’un millésime change. Tannin génère la carte directement depuis votre stock, avec ces mentions pour chaque vin, les Vins de France dans leur rubrique, la phrase sur les sulfites dès qu’un vin est servi au verre, et la tient à jour à chaque tirage. Les prix se calculent avec votre coefficient, et la marge hors TVA apparaît dans vos statistiques.
Cet article résume les règles en vigueur en France. Il ne remplace pas un conseil juridique.
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